Dominella - Page d'accueil
Maîtresse-Dominella
Raffinement, culture, l'art délicat du bdsm...
« Tous les gourmands sont des esclaves. Tous les plaisirs sont masochistes. »
Pascal Guignard, Vie secrète
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la carte du tendre de Dominella
Avertissement : Aucune relation sexuelle n'est possible avec Dominella.
Elégance du geste, violence du verbe, lentes saccades au creux de vos reins, exquis tourments, intenses humiliations, plaisirs subversifs, délicieuse brûlure, morsures des fouets, griffures d’un talon aiguille, flux chaud jailli d’une source intime. Agenouillé à ses pieds, renoncer à votre souveraineté, devenir offrande ou jouet, la caresser des yeux, embrasser ses pieds, n'être plus qu'animalité devant la déesse.
For my english friends, I am High class mistress, disgrace and pain, soft or hard, face-slapping, spitting, dido-belt, fetishisme, face-sitting, ball-busting, feminization, caging, bondage, spanking, wipping, hot wax. No sexual intercourse.
- Soumission douce pour les novices que je me ferais un plaisir de dresser.
- Si vous êtes un novice qui rêve de s'offrir aux caprices d'une femme et de se faire sodomiser, je vous y amènerais avec douceur et sensualité
- hard :
- J'aime humilier les hommes (ordres, gifles, crachats, insultes, face-sitting, etc...) et leur infliger des castrations symboliques. J'aime pratiquer le bondage, le bondage du sexe, infliger toutes formes de contraintes et de tourments.
- Si vous sentez prêt à tout, je vous ferais faire ce qui me passe par la tête.
Fétichisme chaussures
Vous apprendrez l'odeur de mes pieds, vous lècherez mes pieds et mes chaussures. J'adore me faire masser les pieds. Vous pourrez aussi cirez mes chaussures, vous les lacerez et les délacerez avec les dents. Trampling, ballbusting.
Fétichisme pied, caprices de maîtresse autour de mes pieds.
Fétichisme bas ou petites culottes : vous pouvez obtenir des petites culottes portées. des bas et chaussettes usagées.
Masochisme:
Je suis délicate et menue mais je fais très mal, même à mains nues. Avec des objets de contention et de torture, je sais faire souffrir même les grands costauds les plus endurants. Ne vous fiez pas à mon sourire, je suis du style main de fer dans un gant de soie.
Anal: Dilatation avec objets et godes de taille variable, sodomie avec gode-ceinture, fist et double-fist..
Uro : Je n'ai aucune maladie, je ne prends pas de médicaments, je mange bio, je bois bio, et donc je pisse bio.
Vous aure droit au Champagne sur le corps, dans la bouche, dans votre verre ou votre écuelle.
Fantasme d'univers médical : visite médicale vicieuse
Nursing : l'expérience maternelle de Maîtresse Dominella pour les grans bébés.
Scénarios : Maîtresse d'école, directrice d'école religieuse, entretien d'embauche avec DRH vicieuse
Séances spéciales :concept bar à caviar
Autres: Je mets en scène vos fantasmes et réalise vos rêves les plus fous, s'ils me plaisent, avec ma fantaisie.
Pour des renseignements, utilisez la rubrique « contacter l'auteur » ou écrivez à dominella@hotmail.fr,
Pour me rencontrer, appelez au 06 10 26 52 79, et sachez me convaincre de vous recevoir.
Ceux qui veulent me faire des cadeaux peuvent consulter la rubrique cadeaux dans la colonne de droite.
Je ne renseigne plus les numéros masqués.
En savoir plus sur Dominella
Douceur et cruauté
Une grâce de reine,
une silhouette de nymphe,
une trompeuse fraîcheur de la voix,
un air de musique baroque,
un cabinet des supplices,
les collines du Lubéron en toile de fond,
la sensualité des écrins de soie, de cuir, ou de latex, de la peau gainée de bas nylon et d’une cascade de cheveux.
Bienvenue chez Dominella, Maîtresse par goût du bdsm.
Dominella, réserve une attention particulière à ses invités, et si elle les maltraite, c'est pour leur plus grand plaisir.
Dominella ne tolère les hommes que courtois, obéissants,voire serviles, bien éduqués et généreux.
Dominella a des faiblesses pour les fidèles, et uniquement pour les fidèles.
Dominella est Maîtresse par goût du BDSM. Mais elle n'aime pas le folklore bdsm, les donjons hideux et les déguisements bas-de-gamme que le divin marquis n'a pas inventé. Elle préfère reçoit dans le décor raffiné d'une maison du Lubéron, ambiance cabinet des supplices. Seul compte le climat intensément érotique qui s'instaure dans un huis-clos où le dominant et le dominé sont complices, la tension psychologique, l'exacerbation du désir, le plaisir subversif, qui font de ces moments des expériences intérieures rares.
Dominella reçoit sur rendez-vous, dans le Lubéron, et exceptionnellement à Paris.
Dominella se mérite, écrivez-moi en me vouvoyant (à la rubrique contact) respectueusement, dans un français correct et sans faute...
Avertissement
Vous souhaitez une relation d'esclavage ? Ne rêvez pas sauf si vous avez une réelle motivation pour devenir mon jouet. Lire l'article : philosophie de la soumission. Mes esclaves en titre donnent beaucoup et je ne leur donne pas ce qu'ils veulent mais ce que je veux. Pour faire partie de mon cheptel personnel, il faut ne rien demander en matière de pratiques, faire preuve de fidélité, de constance, de vénération et dévouement. Et cela ne peut advenir que dans le temps, par la grâce des affinités, intellectuelles pour commencer, esthétiques et sensibles ensuite, et la générosité reste une exigence. Si vous répondez à ces critères, et si vous me convenez, vous pouvez espérer un statut de VIP (vraiment idéal paillasson).
Moneyslaves bienvenus, webmaster, j'ai trouvé mon bonheur, photographes bienvenus.
L'univers de Dominella : la domination sans folklore, raffinement et perversité
C'est le printemps, les expériences champêtres recommencent !
Maîtresse Dominella reçoit entre Avignon et Aix-en-Provence, au cœur du Lubéron
tout près de Lacoste, dans cet environnement où vécut Le Marquis de Sade
Un corps attaché sous une bâche dans le jardin, vivant ou mort ?
«La philosophie dans le boudoir » par Dominella
Novices, je vous prends la main pour passer à l'acte et réaliser vos fantasmes en douceur....
La confiance est indispensable pour jouir pleinement d''une séance.
« Le désir, seul ressort du monde »
André Breton
Rien n’est plus beau que le désir. Il n’est pas de force vitale plus grande ni d’élan plus porteur pour affronter la vie que d’être tourmenté par le désir.
Ceux qui éprouvent un frisson, un émoi, une angoisse, au moment d’aller voir une dominatrice, doivent savoir que c’est normal et même souhaitable. Ceux qui, forts de leurs expériences, ne l’éprouvent plus ont en quelque sorte perdu ce qui faisait le sel de leur vie érotique. Il est heureux de vivre sa sexualité, qui est une affaire très intime et singulière, en toute liberté, d’assumer ses fantasmes quels qu’ils soient, et de s’épanouir en les vivant sans culpabilité, du moment qu’ils s’accomplissent entre adultes consentants et ne portent atteinte à personne.
Cependant, dans les limites de ce qui n’est pas répréhensible par le code pénal, la culpabilité bien comprise peut être l’occasion d’un surcroît de jouissance, du plaisir de la transgression, conceptualisée par Georges Bataille. Que l’imprégnation de nos esprits par la culture judéo-chrétienne soit l’occasion de plaisirs plus intenses. Qu’il est voluptueux, le plaisir du fruit défendu, la joie coupable de s’adonner à l’interdit. Même pour les croyants, déculpabilisons ou culpabilisons à souhait le péché… Les Evangiles ne disent-ils pas : « Les derniers seront les premiers au royaume du Seigneur » ?…
Un novice, entre désir et réticences, qui ne se sentait plus prêt au passage à l'acte, a ainsi voulu renoncer à sa séance au bout de cinq minutes. Je l'ai convaincu de rester car son échec aurait aussi été le mien. Mais finalement cette séance, nous a à l'un et l'autre apporté beaucoup de satisfaction. Puissent toutes les séances avec des novices, être aussi enrichissantes.
Voilà le mail que m'a adressé ensuite cet homme délicieux et délicat :
fantastique...
Chère Maîtresse,
Grace à vous je viens de vivre une expèrience incroyable et fantastique,comme quelquechose comme d'ultra confidentiel et qui marque une vie à tout jamais.
Comment vous remercier d'avoir su insister et me forcer à rester, lors que cela en aurait arrangé tant d'autres que je parte...Votre voix,vos mots, votre élégance, votre beauté, votre regard tout cela est chavirant et vous avez su me faire chavirer et réléver le fétichsite qui est en moi...presque comme une évidence..J'ai d'ailleurs beau me dire que c'est du vécu, qu'il reste un peu de votre parfum sur moi, il me semble encore avoir rêvé et fantasmé..
A présent mon esprit est troublé et ma conscience ne me rappelle plus à une forme de raison sociale, comme un aveu interpersonnel en fait mais il reste envahit par des images qui devenus des souvenirs...qui donnent envie de s'en recréer...La baignoire et votre urine sur moi et après... waouh...Vos chaussures, vos pieds à embrasser et à laver quel bonheur, et enfin comme une apothèose vos fesses posées sur mon visage avec des caresses de talons et d'ongles...sublime...Et même ce petit moment de dialogue a l'issu fût fort agréable! Vous êtes sublime...
Vous avez su faire m'offrir un plaisir intense et c'est vraiment encore la tête dans les étoiles que je me permet de vous écrire ce petit mail.
Je vous souhaite une très belle soirèe et j'espère pouvoir revenir vous voir très vite.
Votre nouveau soumis
Puis, voilà le mail d'un jeune homme décidé mais ému lors de sa première fois :
bonsoir Maitresse,
je voudrais encore vous remercier pour cette séance aujourd'hui, j'ai véritablement apprécié chaque moment. Vous avez su bien me lire et me guider ce qui fait que c'était une première réussie pour moi, et j'espère plaisante pour vous malgré mon inexpérience et ma timidité.
J'espère avoir l'occasion de repasser dans votre belle région, auquel cas je ne manquerai pas de vous recontacter.
Je vous souhaite une bonne nuit,
votre soumis.
Le vice ?
Le vice est beau parce qu’il surprend, ne contrôle plus, défait, menace, culpabilise, ainsi suscite la vraie beauté. Le vice dans un corps étonne, il ouvre la splendeur menacée de ce corps à la réelle plénitude. Le vice dans le jeu alarme, il donne au jeu sa saveur.
JacquesChessex, L’Interrogatoire
œuvre de just boy, soumis d'agément, chargé de mission en iinformatique
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Contrôle de la sexualité
Contrôle de la sexualité, lire l'article : P et la cage de chasteté, dans la liste à droite
La cage
Plan d’ensemble, plan rapproché, gros plan, détail, limite macro-photo, les éclairs du Nikon accentuent leur cadence. Entre deux flashs, la Maîtresse se penche sur la cage.
« Ma chose ! », lance-t-elle en direction de son prisonnier, un homme petit, dégarni, avant d’éteindre la lumière et de quitter la pièce.
Livrée seulement il y a quelques jours, la belle cage noire et métallique ne cherche aucun effet esthétique. Montée sur de solides roulettes, elle reste d’une parfaite stabilité. Simple, fonctionnelle, interdisant la station debout – comme les fameuses fillettes de Louis XI, si chères à nos pervers manuels d’histoire –, elle contraint le prisonnier à de douloureuses torsions. Pourtant l’esclave qui jouit de l’immense privilège de l’inaugurer aujourd’hui est de loin le plus petit de tout le cheptel de la dominatrice.
Il a déjà pris, suivant les ordres, plusieurs poses plus humiliantes que douloureuses – à quatre pattes, à genoux, la tête rentrée dans les épaules, le visage plaqué contre les barreaux… Peu à peu, inconsciemment, les mouvements du prisonnier deviennent ceux de n’importe quel autre animal en cage. Il se confronte aux grilles, essaie de regarder plus loin que ne le lui permettent son enfermement et le manque de luminosité. Sensation étrange, inconnue, de corps prisonnier de trop peu d’espace. Il n’y a aucune révolte. Seulement l’adaptation des chairs, qui entraîne très vite celle de l’esprit. Ça y est, il devient animal. Séparé du monde des humains par beaucoup plus que le simple métal de la cage. Son cerveau aussi se recouvre de barreaux. De l’autre côté de la grille, il y a la Maîtresse, la liberté, la grâce de la démarche souple, des mouvements aériens, le voile des vêtements flottant derrière le corps, les délicats effluves d’un parfum haut de gamme. Et le luxe des sourires, des mots. Avec l’encagement, disparaissent automatiquement le langage, les pensées construites. La réflexion se restreint en même temps que l’espace. En fait, plus qu’animal, le prisonnier devient bête, dans tous les sens du terme. Dès leur premier contact, elle a clairement exposé ses exigences. En sa présence, l’esclave doit lui obéir totalement et aveuglément. Il deviendra, selon son bon plaisir, sa chose, son jouet, son animal de compagnie ou son valet. Sans aucune contestation possible. En sa présence, il n’agira plus qu’en se pliant à sa discipline et en obéissant aux ordres de la jeune femme. La belle Maîtresse finalement ne faisait qu’anticiper lorsqu’elle le menait en laisse et le guidait au fouet. Jusqu’à son entrée dans cette cage, la conscience de la supériorité de la Maîtresse ne le quittait pas. Les cordes, les menottes, les chaînes, qu’elle prit un malin plaisir à faire tinter devant lui, résonnaient comme des liens supplémentaires, des rappels de sa subordination, de son obéissance, son intimité d’esclave.
En pénétrant dans le cabinet des supplices improvisé dans ses appartements, il n’avait d’yeux que pour la cage, mais l’excitation des premières minutes, à son entrée derrière les barreaux, ne se lit plus que vaguement sur son sexe. Tout reviendra tout à l’heure, à sa libération. Mais là le temps s’est figé. Rien ne vient rompre son enfermement. Les animaux ont-ils la notion du temps ?
Il s’est finalement immobilisé dans la position ordonnée par la Maîtresse. Assis, jambes allongées devant lui, très écartées – un de ses pieds sort de la cage – le sexe exhibé, bien en vue, dans une position plus stable.
Dans la semi-obscurité, le sexe à nouveau tendu, plein de désir pour la Maîtresse, il fixe le mur d’en face. Un prie-Dieu, un pique-cierges, un fouillis vaguement végétal s’y dessinent en ombres chinoises, démesurées, presque inquiétantes. Premier sentiment humain : comme cela lui arrive souvent depuis le début de son asservissement, il éprouve réellement la sensation, à cet instant précis, de franchir une nouvelle étape dans sa relation à la Dominatrice. Lors de son précédent séjour en tant qu’esclave, un monde s’était ouvert à lui, plein d’obligations, d’ordres, de peurs, de punitions, de reproches, mais il y avait découvert les troubles bonheurs de la servitude à sa Maîtresse chérie. Vivre dans son ombre plusieurs jours, coucher à ses pieds, la servir, s’occuper de sa maison, des tâches ménagères, subir les différents fouets lorsqu’il était pris en faute.
Au commencement de ce deuxième séjour, il connaît déjà parfaitement son rôle, les interdits, les obligations, les tâches à accomplir tout au long de la journée, les moments où il ne doit pas adresser la parole à la vénérée dominatrice, se faire oublier, sinon gare ! Le trouble reste pourtant aussi fort et déstabilisant. Comme au tout début, il se sent perpétuellement en faute, et la peur lui fait commettre encore pas mal d’impairs.
« Seigneur, je ne suis pas digne de Te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri. » Cette phrase puissante, clamée plus que dite, théâtralement, en même temps que les paroissiens battaient leur coulpe à un moment précis de la messe, était remontée du fin fond de son enfance en regardant cette femme. Jamais, l’intimité avec la Maîtresse de lieux ne lui parut si grande qu’en ce moment, si troublante. La cage se cache derrière un magnifique paravent posé dans l’immense salle de bains attenante à la chambre de la dominatrice.
Perdu dans ses pensées, égaré dans ses rêves, l’homme nu en cage ne voit rien ou pas grand chose, mais il entend les pas de cette femme, le froissement de ses vêtements, et même sa voix parfois, lorsque la Maîtresse répond au téléphone. L’image de son idole vénérée penchée sur la cage, si belle, altière, libre, infiniment, et souriant, a imprimé tout à l’heure sa rétine. Comme la plus parfaite illustration de sa totale supériorité. L’esclave pense à Surya, encore, au livre que la Maîtresse lui a ordonné de lire sur le concept d’« humanimalité ». Un homme nu, à deux pas de son lit et si plein d’ardeur et d’attirance, devrait représenter à tout le moins un danger, on pourrait craindre qu’il ne devienne fou de désirs réprimés, violent peut-être… mais pas lui. Beaucoup trop esclave, trop animal justement – adorateur idiot, servile –, pour représenter un quelconque péril. Trop obéissant, trop respectueux pour ne pas endiguer définitivement ces torrents de désirs.
Elle bande dans sa cage obscure, la pauvre bête, mais elle n’est pas triste. Après tout, ce statut d’esclave, l’homme en a si souvent rêvé. Il ne l’avait approché que par des films médiocres ou des bandes dessinées de Bernard Montorgueil, de Manara ou Sardax, cachées dans un recoin de sa bibliothèque. Et voilà qu’il rampe véritablement aux pieds d’une magnifique dominatrice on ne peut plus réelle, et belle à se mettre à genoux. Il tremble véritablement sous son fouet, lèche ses bottes. Il est comme dans un rêve et donnerait n’importe quoi pour ne jamais se réveiller, pour devenir le serviteur perpétuel de cette divine créature.
Bernard, esclave personnel de Maîtresse Dominella
Séances en plein air, dans le Luberon
Dés les beaux jours, possibilités de séances en plein air...
A la manière de Lady Chatterley et l'homme des bois, dans une version sadomaso
Récit d'un esclave
Grande baignoire joliment revêtue, chaise de style, panières, petite commode, stucs à la chaux recouvrant murs et plafonds, tommettes naturelles au sol – nous sommes dans le Lubéron –, l’immense salle de bains décorée avec goût comprend un étroit cabinet de toilette tout en longueur.
Tout à l’heure, la Maîtresse lui a ordonné de se présenter entièrement nu devant Elle. Elle, c’est A..., alias Dominella. Un mélange détonnant de beauté, de charme, de jeunesse et de maturité, d’espièglerie et d’autorité, une femme pleine de grâce et envoûtante. Mince jusqu’à la maigreur, pourtant altière et aristocratique, le buste droit, elle ne perd pas un centimètre de taille. Différente en tout point de la dominatrice ordinaire, son autorité naturelle, lumineuse, son incontestable supériorité ne s’encombrent pas d’austères déguisements. Les “dress codes” ne la concernent pas. Tout chez elle vient de l’intérieur. Sa douce voix presque enfantine mue et claque comme un fouet au visage des soumis récalcitrants.
Elle connaît vaguement les problèmes d’équilibre dont souffre son prisonnier depuis l’enfance. Certains mouvements l’obligent à se tenir. C’est un être pataud et maladroit qui entreprend de retirer son pantalon, puis son slip. La jeune femme ne se moque pas, mais elle s’agace un peu. Il finit par se placer timidement devant Elle.
L’homme, apeuré, baisse les yeux. Il est éperdu de reconnaissance que la Maîtresse veuille encore lui donner une chance d’entrer à son service malgré ses fautes. Mais dans le même temps, il a honte. Honte de ce corps disgracieux, de ce ventre proéminent, de ses cheveux de plus en plus clairsemés. Honte d’apparaître ainsi devant ce soleil de femme, et de la triste image qu’il donne de lui-même. Il se voudrait grand, beau, revalorisant. Il voudrait être un faire-valoir pour Elle.
Il y a bien longtemps, au tout premier regard, il était tombé éperdument amoureux d’Elle. Sa beauté sauvageonne, sa grâce, sa classe, cette voix, qui contrastait avec ce corps maigre par endroit, et pourtant envoûtant, magnifique. Connaissant son penchant pour la soumission, elle l’avait mené dans des soirées SM, lui déjà à quatre pattes et en laisse, Elle rayonnante, majestueuse, on se retournait déjà beaucoup sur son passage. Réfractaire au décorum SM, son autorité naturelle se passait d’artifices. Quelle ne fut pas la profonde émotion de l’homme lorsqu’Elle lui annonça sa décision de faire de lui son esclave et son serviteur. Selon le bon vouloir de la dame, il serait homme de ménage, jardinier, animal de compagnie, souffre-douleur. Lors de ses séjours, il assumerait ses nouvelles fonctions vingt-quatre heures par jour. Les 750 km qui les séparaient n’étaient pas un obstacle, au contraire, ce serait un sas entre sa vie d’homme libre et ses périodes de servitude. Aujourd’hui, c’est son tout premier séjour de soumission totale.
L’esclave s’est réfugié dans la partie la plus étroite de l'immense salle de bains, c’est la seule éclairée. Entièrement nu, les chevilles entravées par de lourdes menottes métalliques, cruellement serrées, il peut se lever et légèrement se mouvoir dans la pièce.
La Maîtresse a posé au sol deux belles écuelles argentées, l’une d’eau, l’autre remplie avec bonté de carpaccio de saumon.
« Tu vois, tu as même de quoi manger et de quoi boire. Mais attention, je t’interdis de te servir de tes mains. Tu viendras à quatre pattes comme un chien, tu mangeras et tu boiras également comme un chien. Tu n’as pas intérêt à tricher. Je passerai à l’improviste pour te surveiller. Si tu désobéis, gare à toi, compris ?
– Oui, votre Grâce, merci, votre Grâce ! »
Depuis le début de son dressage, c’est en ces termes que l’esclave doit s’adresser à la Maîtresse.
Une belle et solide corde relie les menottes à un tuyau situé sous la lunette des WC. L’homme a ainsi la liberté de faire quelques pas dans la pièce sombre.
« – Tiens ! Je veux un compte rendu de ta punition », dit la Maîtresse en lui lançant une dizaine de feuilles et un stylo. Lui, c’est Bernard, son soumis parisien… et désobéissant. Venu dans la maison de sa vénérée Maîtresse pour y recevoir sa punition de la main même de la jeune femme.
« J’ai décidé de t’appliquer le châtiment qu’on réserve en terre d’Islam aux femmes adultères : tu recevras cent coups de fouet ! », lui avait-elle annoncé au téléphone.
La charia n’est ordinairement pas son code de référence. Il avait souri. Elle non ! Il recevra réellement le moment venu cent coups de fouet. Les derniers jours avant le départ, il y pensa souvent avec une sensation floue, un écheveau d’impatience et de peur. Ce n’était plus le jeu de rôle d’une soirée, il se sentait changer de peau, changer de personnalité. L’accueil à la gare fut étrange. Comme s’ils évitaient d’évoquer la faute et le châtiment. Il n’embrassa pas la joue de sa Maîtresse, comme il en brûlait de désir, mais sa main, et seulement après en avoir reçu la permission. Ensuite, il y eut la voiture, les mots tendres pour le chien. Rien pour lui. Sa gorge commençait à se nouer. Il y eut des achats dans une galerie commerciale, elle lui demanda même à plusieurs reprises son avis. Vouvoiement mis à part, on eût dit un couple, dont l’homme resterait perpétuellement en retrait. Il plaisanta même avec des vendeuses qui soulignaient l’autorité de “sa dame”. Usa de périphrases pour éviter les verbes à la deuxième personne du pluriel, son vous de politesse, on devrait dire “vous de majesté”, en réponse au tutoiement de la Maîtresse. Elle délimitait s’il en était besoin leurs territoires respectifs. A Elle la liberté et le pouvoir, la rigueur, les ordres, l’exigence de résultats ; à lui, l’asservissement, la soumission, la repentance, l’effacement, la servilité. Toujours marqué par la culpabilité, il n’osait pas lever les yeux vers sa Maîtresse adorée, fixant des points imaginaires à travers la vitre. Elle lui montra sa chambre. Un grand lit, et un petit, simple, presque d’enfant.
– Toi, tu coucheras là, dit-elle en désignant le lit d’enfant. Range tes affaires dans cette commode, tu as le portant pour tes chemises. Viens me retrouver en bas quand tu auras terminé !
– Je… je peux me changer, votre Grâce, le voyage a été…
– Bien, tu fais ce que tu veux, je m’en fous ! Rejoins-moi en bas après, c’est tout !
Dix minutes plus tard, il se présenta devant la Maîtresse. Elle lui fit visiter la maison, sa chambre, l’immense salle de bains dotée d’un pilori, de chaînes diverses, d’un prie-Dieu, de fouets et de paddles. Il reconnut le crucifix, la croix de Saint-André, aperçus sur des photos.
– C’est ici que tu resteras enchaîné toute une journée. Tu comprendras mieux peut-être le concept d’humanimalité de Michel Surya que je t’avais demandé de lire. Bien sûr tu ne l’as pas fait… Tu vas goûter les conditions de sous-humanité que la femme peut infliger à l’homme.
Durant plusieurs jours, il fut homme de ménage, préposé à la vaisselle et à l’aspirateur, jardinier, le fils spirituel de Sysiphe et de Danaïde, poussant un rocher de feuilles mortes sans cesse recomposé. S’il n’avait su sa persécutrice totalement incapable de garder plus de trois jours une femme de ménage, il eût été mortifié par les incessantes colères de la Maîtresse des lieux. Au lieu de quoi, il les subissait, pensant aux mots de Camus attendri par son pousseur de rocher : « Je vois cet homme redescendre d’un pas lourd mais égal vers le tourment dont il ne connaîtra pas la fin. »
« C’est tout moi, ça, M’sieur Camus ! », se disait en lui-même le zélé serviteur de Madame.
Sa journée somme toute n’était pas plus éprouvante que celle d’une maîtresse de maison consciencieuse, mais ses années de célibataire peu porté sur l’ordre et le rangement ne l’avaient pas prédisposé à ce rôle. Il redoutait surtout “La” punition et qu’elle ne fût plus sévère, du fait de ses maladresses répétées.
En plus d’homme de ménage, il était également le valet de la maison. La maîtresse lui avait ordonné de se procurer dans un magasin spécialisé une tenue de laquais. Il sortit tout fier de sa valise une chemise blanche, un gilet rayé rouge et noir, un nœud papillon noir aussi et des gants blancs. C’est dans cette tenue qu’il ouvrait aux visiteurs et servait éventuellement des rafraîchissements. Son reflet lui sourit à plusieurs reprises dans les miroirs. Il préférait mille fois l’obséquiosité silencieuse du valet en habit aux chairs flasques de l’esclave nu.
Puis vint le jour de la punition…
Aujourd’hui, de gilet, point. Pas plus que de gants blancs ou de nœuds papillon. Aujourd’hui, c’est entraves, nudité et isolement. Il perçoit les pas des visiteurs au-dessus de sa tête mais rien de plus. Cette nuit, taraudé par la peur et le désir, il n’a pas fermé l’œil. Il ne ressent pourtant aucune fatigue. Seulement un indicible trouble et une grande excitation. Monte également du plus profond de lui une immense gratitude pour sa Maîtresse, qui lui offre par la punition l’occasion de racheter ses fautes. Lui-même désire cette punition de tout son être, comme une purification.
Il se rappelle ses sourires indulgents à la lecture des récits de soumis ou d’esclaves. Tout était si conventionnel et empesé, les tenues, les dialogues, les réactions… Depuis que sa Maîtresse a défini le cadre de leur nouvelle relation, tout pourrait de l’extérieur sembler déjà mille fois décrit. C’est pourtant exactement ce qu’il ressent. Les mots qui l’amusaient sont devenus les siens. Lorsqu’elle l’autorise, pour récompenser son obéissance, à lécher ses bottines, c’est en chien reconnaissant qu’il fête sa maîtresse. Et ce regard ! Ce regard de chien aimant voué aux remerciements, c’est le sien désormais.
Lors d’une de ses visites impromptues dans la salle de bains, tout à l’heure, la Maîtresse s’est étonnée qu’il n’ait rien avalé. Privé de sa montre, il n’a depuis le matin aucune notion du temps qui passe. Plusieurs fois déjà, il a bu. A quatre pattes, il se penche, et tente en un premier temps de se servir de sa langue pour guider le liquide vers sa bouche, mais c’est une catastrophe. De peur de se faire réprimander par la Maîtresse pour l’eau tombée sur les tommettes, il opte pour une semi-immersion du menton et une aspiration, qui déplairait, à n’en pas douter, à Nadine de Rotschild, mais redoutablement efficace !
La remarque de la Maîtresse le pousse vers l’écuelle de salade. Les chaînes des menottes ne font pas trop de bruit. Les lamelles de saumon, les fruits de mer, les baies roses, et les éclats de galettes de riz lui résistent. Il aspire bruyamment ce qu’il ne peut saisir. S’il n’a rien ressenti d’avilissant en lapant le liquide, il sent bien le ridicule de ses efforts et ses tentatives infructueuses pour absorber la salade, la bestialité de ses mouvements. Il comprend maintenant l’ordre de sa vénérée dominatrice de lire Humananimalité. Il s’y retrouve. Et paradoxalement, il n’en adore que plus sa Maîtresse. Il voudrait qu’elle le voit ainsi animalisé. “Pour elle”, pense-t-il d’abord. Puis, comme si deux voix s’opposaient en sa tête. “Non, pour moi, je dois progresser pour moi, pour mieux la servir.”Il ne peut s’empêcher de sourire quand il profite furtivement de l’aspiration de l’eau pour diluer l’huile qui perle à son menton.
Bribe d’humanité ou adaptation déjà au mœurs animales ?
Est-ce bien en animal qu’il est enchaîné au rez-de-chaussée interdit de maison et de parole ? Ou bien en sous-humain ? Quoi qu’il en soit, cette animalité, comme le fouet du lendemain, il veut en faire l’offrande à sa Déesse. Il s’est assis pour écrire le compte rendu de sa punition, mais en levant les yeux de ses feuilles, il aperçoit ses épaisses chevilles menottées, il brûle d’implorer le pardon de sa Maîtresse, si belle, si éclatante, si délicate… Il reste tétanisé par ses entraves, ses jambes trop courtes, ses pieds difformes. Et sa merveilleuse Maîtresse qui lui offre de racheter ses fautes. Il aurait tant de choses à se faire pardonner… sa laideur, la grossièreté de ses traits sont une insulte à la beauté, à la finesse et à la grâce de sa geôlière. Que donne-t-il, lui qui reçoit tant ?
Il se promet, là, à cet instant, de mincir, d’arranger son corps, et surtout de devenir le plus docile, le plus obéissant et le plus servile des esclaves.
Et demain, de lui faire honneur en supportant tous les fouets pour Elle.
Si le “journal” du séjour était tenu au jour le jour, et si les impressions y étaient retranscrites à chaud, dans l’émotion et sans distance, les lignes qui suivent risquent de mélanger souvenirs et impressions à vif.
Près de dix jours en effet entre cette page et celle qui précède. Nous en étions restés au matin où devait avoir lieu le châtiment par le fouet, tant attendu et tant redouté. Châtiment réservé, dans la Charia, aux femmes adultères, précisa la Maîtresse. La référence à l’adultère avait troublé l’esclave. Troublé et touché à la fois. Ce mot ne s’appliquait-il pas seulement aux couples ? Qui plus est aux couples légitimes ? Accordait-il trop d’importance à une simple figure de style ? De ce jour en tout cas, lui l’aima encore davantage.
Du fouet, il garde moins de souvenirs que de la menace du fouet. Il aperçut une longue lanière de cuir, destinée sans doute au dressage des chevaux. Il avança nu, timide, se plaça selon les ordres. Et attendit.
– Compte !, ordonna la fouetteuse.
La premier coup lui parut étonnamment doux, en regard du claquement sec et sonore.
– Un, merci Votre Grâce !
Vingt coups se succédèrent à une cadence régulière, entrecoupés de caresses de la lanière pour mieux surprendre à la morsure suivante. Les coups étaient toujours suivis de remerciements de l’esclave. Parfois la lanière glissait et atteignait son sexe. Il laissait alors échapper un petit cri, immédiatement suivi d’un « pardon, votre Grâce, merci Votre Grâce !». Il se trémoussait légèrement. La Maîtresse observa une pause de quelques secondes.
– On en était où ?
– On en est à vingt, votre Grâce.
– Tu a conscience de mériter ta punition ?
– Oui, votre Grâce, merci votre Grâce !
– Tu aimes ta Maîtresse ?
– Oh, oui, votre Grâce.
La maîtresse s’arrêta à soixante-dix.
– C’est bon, tu as trop de marques, on continuera demain. Viens remercier ta Maîtresse !
L’homme se jeta littéralement aux pieds de la dominatrice, qu’il lécha fougueusement. En chien fou et reconnaissant, il remerciait à sa manière. La jeune femme remarquant son érection lui ordonna de la suivre dans une salle de bain attenante et de se masturber devant Elle. Maladroitement, rouge de confusion, il empoigna son sexe et commença son va-et-vient d’un geste mécanique. La jouissance longtemps contenue se répandit bientôt en longs jets de sperme. Le liquide blanchâtre souilla l’une des bottes, mais se perdit sur le dallage en terre cuite. Légèrement étourdi, encore sous le choc, l’esclave alla chercher de quoi nettoyer.
Il n’aurait su dire à cet instant ce qu’il ressentait. Le gestes s’enchaînaient logiques, indépendamment de lui. En figurant docile, il suivait, pliait, obéissait, passait d’un ordre à l’autre sans jamais rechigner. Seules comptaient son entière soumission et la satisfaction de la Maîtresse. Son absence totale de réticence lui procurait un étrange bien-être, presque un confort. Comme il était bon et doux de n’avoir plus à décider, à choisir, à penser. Tout désormais venait de la Maîtresse. Il eut une pensée émue pour les femmes de pouvoir en général, et son A... adorée en particulier.
Son retour à Paris en ce jour de grève se fit plus lentement. Lui était encore dans son rêve plein de cette femme magique, adorable, adorée. Plein de promesses aussi et de ces bonnes résolutions d’écolier à l’aube d’une nouvelle année. Il apprendrait pour Elle les gestes des esclaves et des hommes de ménage, il atteindrait sans mal l’obéissance totale. Se perfectionnerait dans le déboulochage des pulls en cachemire, le nettoyage des bottes, le ramassage des feuilles, la vaisselle fragile, parfaite et sans torchon, le massage des pieds, du crâne, et toutes ces missions… impossibles il y a encore quelques semaines.
Paris, le 24 octobre 2010
Soumission à l'hôpital
Plus de deux mois immobilisé sur un lit d’hôpital, relié à un tuyau avec un rayon d’action de 2,50 mètres. Et ma Maîtresse adorée vient cet après-midi. J’ai honte de la recevoir ici et dans un pyjama bleu hôpital, mais je ne l’ai jamais attendue avec autant d’impatience et de fébrilité. Certains savants prétendent que la mémoire olfactive n’existe pas chez les humains. Peut-être est-ce mon côté chien, je respire presque son parfum en recréant son visage et son corps dans ma tête. Mon sexe s’impatiente, durcit pour rien, et reste tendu vers l’infini, en invoquant l’absente. L’apparition de la Vierge Marie dans sa grotte n’a pas dû troubler davantage Bernadette Soubirou que ne me bouleverse la vision lumineuse de ma vénérée Maîtresse dans l’encadrement de la porte.
Elle se poste à deux mètres du lit en souriant. « Lève-toi et marche ! », lance-t-elle railleuse. Et pour la première fois depuis très longtemps, je me lève et je marche, comme aimanté par le corps de la dominatrice. Mes jambes encore sous le coup d’une longue opération me soutiennent à peine. La Maîtresse s’en aperçoit et prend les devants. « Marcher, c’est sans doute trop tôt, mais ramper, tu peux… Non, tiens, nettoie mes semelles d’abord, s’il te plaît, Paris est réellement la ville la plus sale que je connaisse », fait-elle en levant la jambe en ma direction.
S’ensuit un léger moment d’hésitation qui ne me ressemble pas, mais l’hôpital a ses règlements. Je murmure timidement :
« Pardon, Maîtresse, les visites des aides-soignantes sont fréquentes et...»
Interrompu par le regard glacial de la Maîtresse, je me tais et obtempère immédiatement. « Oui, votre Maîtresse, pardon votre Maîtresse. » Je sais bien que l’autorité médicale ne peut en aucun cas se substituer aux ordres de la Maîtresse. Je m’incline aussitôt pour lécher consciencieusement le cuir sale.
La jeune femme sourit en appréciant la docilité de son jouet.
« Et ça ne fait que commencer. Je te trouve bien inhibé, dis-moi ! Retire-moi ce pyjama ridicule, tout de suite, et à plat ventre, je te prie ! »
Je suis terrifié à l’idée que quelqu’un puisse entrer dans la chambre. Les murs sont aveugles, aucun moyen de prévoir une visite impromptue. Il est très fréquent que les médecins et les aides-soignantes entrent en même temps qu’ils frappent à la porte. A l’hôpital, comme dans la maison de la Maîtresse, mon intimité est une pure abstraction. Mon sexe seul a gardé l’inconscient enthousiasme qui le caractérise. Il bave en rampant comme un vulgaire escargot. Malgré la peur qui me tenaille, je ne peux pas m’empêcher d’admirer l’aplomb de cette femme. Je rampe vers ses sandales à lanières, lèche ses doigts de pieds. Je reviens à la vie ! Le bruit d’un chariot se rapproche. La maîtresse vigilante m’aide à me relever et à m’allonger prestement. Elle a juste le temps de jeter un drap sur mon corps. Trois petits coups précèdent de moins d’une seconde l’entrée du médecin, suivi d’une cohorte de jeunes aides-soignants.
« Madame, mais nous allons refaire le Vac, mais si ça ne dérange pas monsieur, vous pouvez rester.
Ce fameux Vac, dont le médecin prononce le nom avec une sorte de gourmandise, est un appareil de maniement complexe, chargé de régénérer la peau dans le cas d’une blessure profonde. Là, en fait, il s’agit de mes fesses, offertes à tous les regards, sujets d’étude, d’évaluation, d’observation et de palpations quotidiennes depuis plusieurs semaines.
La nudité à l’hôpital n’a rien de sensuel. Même en présence de ma Maîtresse, elle a quelque chose d’obscène, Je mens : « Non… Bien sûr, ça… ça ne me dérange pas. »
Une aide-soignante, qui me suit depuis le début, se penche vers moi :
« Ça va, monsieur, vous êtes tout rouge ?
« Il fait très chaud, vous savez ?… »
Plusieurs paires de mains se succèdent sur mes fesses sous l’œil goguenard de ma Maîtresse et sous le regard expert du médecin. En sa présence, on décolle, on nettoie, on sèche, on colmate, on recolle trois épaisseurs de pansement, plus vite que d’habitude. On croirait un changement de pneus aux 24 Heures du Mans. Le staff repart aussi vite qu’il est venu.
« Bon, ben on va reprendre, nous, annonce la Maîtresse. Reste sur le ventre, et nettoie avec ta langue. Tiens, prends ça et masturbe-toi, ordonne-t-elle en me jetant une serviette en papier, ça doit te manquer, ici, non ?
« Non… heu si, Maîtresse, merci, votre Maîtresse. »
La verge déjà dure, le va-et-vient commence tandis que ma langue reprend son travail avec application. Mon sexe se vide beaucoup trop vite à mon gré. Il faut dire qu’il bande depuis bien avant la venue de ma Maîtresse. Comme elle n’a rien remarqué, je continue consciencieusement encore quelques minutes mon nettoyage, avant de lui avouer que j’ai éjaculé.
« Tu as pris du plaisir, petit esclave ?
« Oh oui, Maîtresse merci, Maîtresse. »
La maîtresse exhibe alors une serviette en papier, qu’elle froisse et fait semblant d’engloutir. Pas besoin de mots, Elle se fait parfaitement comprendre. Avec des gestes de prestidigitateur pour l’amuser, je montre à mon tour la serviette maculée de sperme à la Maîtresse, avant de l’enfouir goulument dans ma bouche. Je ne ferais jamais cela pour quelqu’un d’autre. C’est pour Elle uniquement, et Elle le sait.
La sécheresse du papier alliée au goût salé du sperme agace un peu ma langue.
« Parle-moi, esclave ! »
La banalité des mots de remerciements prête autant à rire que la difficulté de mon élocution. Comme souvent, je me perds en courbettes verbales, assez peu compréhensibles mais qui cette fois amusent beaucoup ma persécutrice.
« Tu sens combien tu es ridicule comme ça ? »
Je bredouille une réponse inaudible, mais qui déclenche un éclat de rire long et sonore.
Je suis pleinement conscient de la supériorité de ma Maîtresse. Jamais, devant elle je ne me suis senti humilié. Obéir, me soumettre, accepter tout, est au contraire un honneur pour moi. Je m’empresse de satisfaire le moindre de ses caprices. Aujourd’hui, je dois avouer que c’est la première fois que j’éprouve véritablement un sentiment d’humiliation. Bien sûr, je culpabilise aussitôt. Elle devine le conflit dans ma pauvre tête de soumis. Les yeux des esclaves ne la trompent jamais. Dans les miens, elle lit à livre ouvert. Je suis définitivement sa chose. Je ne vis plus que pour Elle et par Elle. Une seule chose me fait terriblement peur : qu’elle finisse un jour par se lasser. Elle est perpétuellement sollicitée par des soumis en mal de dominatrice, et beaucoup d’hommes jalousent notre relation. « Que faites-vous avec ce nain de jardin ? Franchement vous méritez beaucoup mieux. » J’en ai entendu, des tirades de ce genre, depuis le bout de ma laisse. Mais Elle m’a gardé, moi, le petit soumis maladroit. Et aujourd’hui, c’est avec joie que je lui offre mon humiliation. En quelque temps, je crois même que ma lumineuse Maîtresse m’a réellement façonné à son goût, en tout cas pour son plaisir exclusif.
le satyre et la soubrette
Il arrive que l’actualité m’inspire. Ainsi, je me mis à jouer Le Satyre et la femme de ménage. On imagine si bien la guerre qui n’a pas eu lieu, le crime impensable. Je me serais bien vêtue d’un costume, d’une cravate et d’un couvre-chef en feutre. Mais c’est en guêpière que je retrousse du jupon, pelote, claque les fesses, trousse de la soubrette, lui enfile mon gode-ceinture dans le gosier puis dans le croupion. Mais hier, j’ai passé l’après-midi avec Thérèse, ma soubrette. Je suis une maîtresse de gauche, forcément bienveillante avec le personnel. Avec Thérèse, c’est la joie d’un après-midi entre filles. A peine arrivé chez moi, l’homme disparaît, la femme qui est en lui s’épanouit. Ainsi naquit Thérèse, « celle qui rit quand je la baise », de ma capacité à croire en sa féminité, parce que je l’entends sortir de ce grand corps d’homme. Nul besoin de me forcer, je commence par cerner de crayon ses yeux verts, je redessine la ligne de ses sourcils, j’unifie sa carnation au fond de teint, et sur cette toile de fond, je n’ai qu’à souligner d’un trait de crayon la courbe parfaite de sa bouche de poupée, puis la colorier en rouge. Enfin, je remets en place la perruque aux longs cheveux. Thérèse a enfilé des bas et un body rempli de chiffons à l’emplacement des nichons. Thérèse rêve à de splendides, voluptueux seins en silicone autocollants, avec un mamelon brun hyperréaliste. Elle veut du bonnet E, tant qu’à s’en inventer… Têtue, elle veut s’offrir sa paire de lolos à prix extravagant. Zut ! elle a grossi, ne parvient plus à fermer son corset… Sur la lingerie, elle enfile une robe noire en panne de velours et glisse ses pieds dans des escarpins de taille 45. Coquette, elle ajoute un sautoir. Me voilà convaincue ! Je lui noue son tablier blanc autour de la taille et la colle devant la table à repasser. Mais c’est plus fort que nous. C’est qu’on est entre filles pour une fois ! Voilà que je lui montre les nouvelles cuissardes que je viens de recevoir, et ces guêtres divines de chez Barbara Bui, et ces merveilleuses sandales… Cette pétasse aguiche, se cambre, remue de la croupe, se plaint de la chaleur. Elle a bien peu la tête à mon repassage. Je lui flanque un plug dans le trou pendant qu’elle repasse. Thérèse appelle ça un Tampax. C’est un tampax spécial flux important alors ! car mon plug fait 4 ou 5 fois la taille d’un tampon.
L’émotion l’étreint. Elle sait que j’ai convié un visiteur, qu’elle devra le sucer et lui offrir son trou. Elle le désire si fort, cette salope, et l’attend avec tant d’impatience que la sueur fait tourner son maquillage et trempe sa gorge, ses aisselles, ses cuisses. J’ouvre la fenêtre. Tout à l’heure Thérèse ne sera plus qu’une chienne subissant l’assaut du mâle, gémissante, pantelante, comblée…
C’est fou ce que je m’amuse avec Thérèse !
Maitresse Dominella
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